mardi 15 septembre 2009
Franck : "L'organiste", 59 pièces pour harmonium
La reparution (après une éclipse due à des tracas juridiques à présent résolus) de l'excellente réédition numérique du site IMSLP est venue combler un manque, car il était devenu difficile voire impossible de retrouver les registrations originales, qui donnent une bonne part de l'intérêt de ce recueil.
Malgré quelques pièces un peu faiblardes - sauf votre respect, Monsieur Franck - l'alternance de croisements d'octave astucieux, de récits tantôt inspirés, tantôt un peu moins (...), de "plenum" solennels, et d'harmonies inimitables (on n'a pas forgé le terme "franckiste" pour rien !) rend pleinement hommage à un instrument alors devenu un classique, dans sa version à 4 jeux 1/2.
A consommer sans modération, selon le terme consacré...
Malgré quelques pièces un peu faiblardes - sauf votre respect, Monsieur Franck - l'alternance de croisements d'octave astucieux, de récits tantôt inspirés, tantôt un peu moins (...), de "plenum" solennels, et d'harmonies inimitables (on n'a pas forgé le terme "franckiste" pour rien !) rend pleinement hommage à un instrument alors devenu un classique, dans sa version à 4 jeux 1/2.
A consommer sans modération, selon le terme consacré...
Karg-Elert : Partita in 8 Sätze
Réédition sur le site IMSLP, de cette monumentale partita "à la manière de...", dont les variations sont basées sur les rythmes de danse de l'époque baroque.
Instruments et instrumentistes moyens s'abstenir, et "Kunstharmonium" bienvenu (registration, tenues de pédale...) : "c'est du lourd", comme on dit en français moderne !
Instruments et instrumentistes moyens s'abstenir, et "Kunstharmonium" bienvenu (registration, tenues de pédale...) : "c'est du lourd", comme on dit en français moderne !
Battmann : le retour !
Les archives IMSLP viennent de republier de nombreuses pièces de Battmann (72 exactement, à savoir l'opus 60 de ce prolifique compositeur).
A lire sans modération au moins pour s'en faire une idée (ou pour s'amuser entre amis), mais afin de respecter l'environnement... attention à n'imprimer que le strict nécessaire ! ;-)
A lire sans modération au moins pour s'en faire une idée (ou pour s'amuser entre amis), mais afin de respecter l'environnement... attention à n'imprimer que le strict nécessaire ! ;-)
Franck : trois pièces sans numéro d'opus
Malgré de très nombreuses publications franckistes dans les Archives Werner Icking, l'amateur d'harmonium risque d'être globalement très déçu, car non seulement la registration est escamotée, mais en plus nombre de ces pièces ont été "tranformées" pour l'orgue, toutes conditions qui rendent la plupart de ces publications inexploitables pour l'harmonium (alors que l'on connaît le soin et l'ingéniosité justement manifestés par Franck, afin d'exploiter pleinement les "deux claviers virtuels" de l'harmonium... cf. par ailleurs "L'organiste").
Bien que non registrées, donc, certaines pièces ressortent tout de même du lot, pour leur rareté en premier lieu (puisque non publiées dans "L'organiste"), pour leur niveau d'écriture en second lieu (comparable aux meilleures pièces de "L'organiste" là encore...), et du fait que - pour notre bonheur - leur style d'écriture ne laisse guère de place à une registration sophistiquée que l'on ne pourrait reconstituer sans accéder aux sources originales.
Il s'agit d'un "Petit offertoire" et d'une pièce sans nom tous deux en do mineur, et d'une "Entrée" en mi majeur. Belles harmonies et conduite mélodique sans faille : du bon Franck pour l'harmonium, AMHA...
Bien que non registrées, donc, certaines pièces ressortent tout de même du lot, pour leur rareté en premier lieu (puisque non publiées dans "L'organiste"), pour leur niveau d'écriture en second lieu (comparable aux meilleures pièces de "L'organiste" là encore...), et du fait que - pour notre bonheur - leur style d'écriture ne laisse guère de place à une registration sophistiquée que l'on ne pourrait reconstituer sans accéder aux sources originales.
Il s'agit d'un "Petit offertoire" et d'une pièce sans nom tous deux en do mineur, et d'une "Entrée" en mi majeur. Belles harmonies et conduite mélodique sans faille : du bon Franck pour l'harmonium, AMHA...
Jacques-Nicolas Lemmens : 20 préludes diatoniques pour orgue sans pédale
A l'instar de "L'organiste" de son plus célèbre disciple en la matière - César Franck - ce recueil posthume de Lemmens rassemble des pièces très abordables (souvent en contrepoint à trois voix), voire pour certaines un peu simplistes... ce qui n'empêche pas quelques jolies perles de surnager.
Editions Outremontaires et archives Werner Icking, une fois encore, nous donnent à lire et à jouer...
Editions Outremontaires et archives Werner Icking, une fois encore, nous donnent à lire et à jouer...
lundi 7 septembre 2009
Massenet : élévation en ré majeur
Massenet - Jules, bien sûr... - joignit sa plume à celles de divers auteurs publiés en 1911 dans un recueil de pièces pour harmonium, recueil dont quelques pièces ont été reprises par le site Rowy.net (chercher par instrument "orgue", puis nom de compositeur).
Certes, cette "élévation" assez courte fait un peu le grand écart entre l'interlude d'opéra/opérette et l'église, mais... elle n'a (à mon humble avis) ni plus ni moins de tenue que nombre d'oeuvres religieuses de cette époque, et elle nous donne un prétexte de plus pour éviter à nos vieux claviers de s'empoussiérer !
Certes, cette "élévation" assez courte fait un peu le grand écart entre l'interlude d'opéra/opérette et l'église, mais... elle n'a (à mon humble avis) ni plus ni moins de tenue que nombre d'oeuvres religieuses de cette époque, et elle nous donne un prétexte de plus pour éviter à nos vieux claviers de s'empoussiérer !
Niedermeyer : élévation en mi majeur
Sans prétention (mais c'est presque un pléonasme pour ce sage compositeur...) et néanmoins bien tournée "dans son genre", cette pièce a été rééditée par le site rowy.net d'après un recueil de divers auteurs écrivant apparemment pour harmonium, recueil édité en 1911.
D'Indy : Communion en fa mineur
Cette amusante (malgré la tonalité...) pièce, sans numéro d'opus, a été exhumée d'un recueil d'oeuvres faciles pour harmonium daté de 1911, par le site Rowy.net (chercher "Indy").
jeudi 3 septembre 2009
Théodore Dubois (1837-1924) : 10 pièces
Utilisation liturgique, style robuste parfois un peu "facile" et/ou un peu verbeux, et pédale facultative (sauf exception... confirmant donc la règle ! ) caractérisent ces dix pièces "pour orgue ou harmonium" de bonne facture, proposées par la Sibley Library.
Christian Bering (? - ?) : 8 Stimmungbildchen
Comme Krygell, ce "mystérieux" compositeur de la fin du XIXème et début XXème, dont je n'ai guère retrouvé la trace sur le web (il semble avoir écrit sur Wagner dans une publication autrichienne, et avoir également composé des lieder), a publié vers 1900 ces huit jolies miniatures romantiques pour "piano ou harmonium" (sans registration indiquée).
Certaines pièces sont donc plus pianistiques que d'autres, mais l'harmonium aura aussi son mot à dire... à voir, pour le moins, à la Sibley library.
Certaines pièces sont donc plus pianistiques que d'autres, mais l'harmonium aura aussi son mot à dire... à voir, pour le moins, à la Sibley library.
Joseph Boulnois (1884-1918) : 4 pièces en ré
Jolie trouvaille que ces quatre pièces "para-liturgiques" pour orgue ou harmonium, malheureusement non registrées pour ce dernier, mais qui y sonnent très bien.
On distinguera tout particulièrement la première ("dans l'esprit d'une sarabande", dans le style des relectures des danses anciennes "à la française" du début du XXème), ainsi que la deuxième ("la nuit dans une cathédrale"... écrite en 5/4), toutes deux d'une harmonie raffinée, particulièrement mises en valeur par les graves généreux et l'expressivité spécifiques de notre instrument de prédilection, qui confère à ces pièces une "personnalité" évidemment différente de la coloration indiquée par l'auteur pour l'orgue.
A retrouver de toute urgence, donc, dans les archives Werner Icking, aux bons soins des Editions Outremontaires qui en ont assuré la retranscription, et qui aiguillent obligeamment les curieux vers la biographie très documentée du site musimem.com.
On distinguera tout particulièrement la première ("dans l'esprit d'une sarabande", dans le style des relectures des danses anciennes "à la française" du début du XXème), ainsi que la deuxième ("la nuit dans une cathédrale"... écrite en 5/4), toutes deux d'une harmonie raffinée, particulièrement mises en valeur par les graves généreux et l'expressivité spécifiques de notre instrument de prédilection, qui confère à ces pièces une "personnalité" évidemment différente de la coloration indiquée par l'auteur pour l'orgue.
A retrouver de toute urgence, donc, dans les archives Werner Icking, aux bons soins des Editions Outremontaires qui en ont assuré la retranscription, et qui aiguillent obligeamment les curieux vers la biographie très documentée du site musimem.com.
Edouard Mangeon (1818-1867) : 6 pièces pour harmonium ou orgue expressif, op. 26
De ce "Maître de Chapelle, Organiste de la Cathédrale, et Chef d'Orchestre de la Société Philharmonique d'Angers" (dixit la couverture), six pièces"de salon", donc, décoratives et amusantes, à défaut d'être indispensables... "Vénitienne" et "Balancelle" (sic !), entre autres, sont à retrouver dans les archives IMSLP
mercredi 2 septembre 2009
Leybach (1817-1891) : 3 pièces extraites de sa méthode pour harmonium
Trois pièces registrées pour l'harmonium, liturgiques (offertoire, etc.) mais... à la mode française de l'époque (plutôt du coté de Lefébure-Wély que de Mendelssohn et Liszt !). Voir les Archives Werner Icking.
Deux petites pièces d'Ernest Grosjean (1844-1936)
"Offertoire bref ou communion" en sol majeur, et "Prélude en mi mineur" pour orgue ou harmonium, d'un style plutôt démonstratif (pour la première pièce), sont été ajoutés aux Archives Werner Icking, au titre des nombreuses raretés alsaciennes (et lorraines dans ce cas) proposées par R. Lopes.
Eugène Thomas (1841-1918) : deux fugues brèves
Ces fugues classiques, en fa majeur et en la mineur, figurent dans les archives Werner Icking où les organistes trouveront également d'intéressantes restitutions d'oeuvres de compositeurs alsaciens et lorrains, restitutions réalisées - à l'instar de ces 2 fugues - par Roland Lopes.
mardi 19 août 2008
Messes de Charles Justin (1830-1873 ?)
Les archives Werner Icking contiennent deux messes apparemment complètes de ce compositeur quasi-inconnu, registrées pour harmonium ainsi que pour orgue sans pédalier : la 6ème "(...) dans le temps de Pâques", et la 11ème "pour les Morts".
Pas de grande révélation à attendre, des marches harmoniques et des effets (très) prévisibles, mais une musique néanmoins facile et pas trop "pompier".
Pas de grande révélation à attendre, des marches harmoniques et des effets (très) prévisibles, mais une musique néanmoins facile et pas trop "pompier".
mardi 13 mai 2008
The Lost Chord (Sullivan)
Le compositeur anglais victorien Arthur Sullivan - 1842-1900 - est surtout connu (souvent de très loin, chez les francophones) pour ses opérettes.
Toutefois, sa mélodie "the lost chord", écrite pour voix, piano et harmonium constitue un hommage indirect - que dis-je ? un hymne ! - à l'harmonium, que tout amateur se devrait d'avoir au moins lu, si ce n'est exécuté...
En effet, la prose d'Adelaïde A. Proctor décrit la découverte, dans une église de campagne, d'un "orgue" sur lequel le narrateur improvise quelques accords "comme un grand amen". Ces accords réveillent alors des échos mystiques, et le narrateur, dans un élan d'exaltation, pressent qu'il n'entendra plus jamais une telle musique : ce n'est qu'au ciel qu'il pourrait espérer retrouver cet "accord perdu", lorsqu'il sera entonné par "l'ange brillant de la mort" (sic !)...
La partition d'harmonium ponctue les différents moments, tantôt soutenant les graves du piano, tantôt soulignant un contre-chant dans l'aigu, avant d'appuyer avec tout le poids du "grand jeu" le final triomphal et grandiloquent de ce morceau...
La partition est registrée "à la française", si bien qu'à l'évidence, "l'orgue" évoqué par le texte, qui a porté le narrateur au paroxysme de l'exaltation mystique, est donc bien notre bon vieil harmonium : même pour des passionnés de cet instrument, qui eût cru que quelques accords sortis "de l'âme" (sic) d'un simple harmonium déclencheraient un tel emballement ?!
Ce (délicieux) bonbon anglais au romantisme échevelé - avant de sourire trop vite, relisons donc les textes soit mièvres, soit emphatiques, soit... les deux, de certaines mélodies écrites, de l'autre côté de la Manche, par Gounod, Franck, voire Fauré... - se trouve facilement à partir du site "musicaustralia.org" de la National Library of Australia (chercher "lost chord"), dans plusieurs tonalités, avec ou sans la partition d'harmonium (cette dernière est notamment jointe à la version pour voix grave en mi bémol,).
Toutefois, sa mélodie "the lost chord", écrite pour voix, piano et harmonium constitue un hommage indirect - que dis-je ? un hymne ! - à l'harmonium, que tout amateur se devrait d'avoir au moins lu, si ce n'est exécuté...
En effet, la prose d'Adelaïde A. Proctor décrit la découverte, dans une église de campagne, d'un "orgue" sur lequel le narrateur improvise quelques accords "comme un grand amen". Ces accords réveillent alors des échos mystiques, et le narrateur, dans un élan d'exaltation, pressent qu'il n'entendra plus jamais une telle musique : ce n'est qu'au ciel qu'il pourrait espérer retrouver cet "accord perdu", lorsqu'il sera entonné par "l'ange brillant de la mort" (sic !)...
La partition d'harmonium ponctue les différents moments, tantôt soutenant les graves du piano, tantôt soulignant un contre-chant dans l'aigu, avant d'appuyer avec tout le poids du "grand jeu" le final triomphal et grandiloquent de ce morceau...
La partition est registrée "à la française", si bien qu'à l'évidence, "l'orgue" évoqué par le texte, qui a porté le narrateur au paroxysme de l'exaltation mystique, est donc bien notre bon vieil harmonium : même pour des passionnés de cet instrument, qui eût cru que quelques accords sortis "de l'âme" (sic) d'un simple harmonium déclencheraient un tel emballement ?!
Ce (délicieux) bonbon anglais au romantisme échevelé - avant de sourire trop vite, relisons donc les textes soit mièvres, soit emphatiques, soit... les deux, de certaines mélodies écrites, de l'autre côté de la Manche, par Gounod, Franck, voire Fauré... - se trouve facilement à partir du site "musicaustralia.org" de la National Library of Australia (chercher "lost chord"), dans plusieurs tonalités, avec ou sans la partition d'harmonium (cette dernière est notamment jointe à la version pour voix grave en mi bémol,).
jeudi 3 avril 2008
Kleine Stimmungen Op. 7 (Krygell)
Ces "petites humeurs", pièces profanes évocatrices de divers moments ou sentiments, sont écrites pour orgue, harmonium ou... piano.
Elles figurent à la Bibliothèque royale du Danemark (chercher Krygell).
Elles figurent à la Bibliothèque royale du Danemark (chercher Krygell).
Préludes et postludes Op. 51 (Krygell)
Cette collection de 10 pièces "pour orgue ou harmonium" se destinait avant tout à la liturgie. Elle ne présente guère d'aspérités, mais une facture classique solide.
Pas de registration indiquée.
A voir sur le site de la Bibliothèque royale du Danemark : chercher "Krygell".
Pas de registration indiquée.
A voir sur le site de la Bibliothèque royale du Danemark : chercher "Krygell".
Abendstimmung op.44 (Krygell)
Cette "petite fantaisie en si bémol majeur" (selon le sous-titre allemand), a fait l'objet d'une double édition, pour grand orgue et pour harmonium.
Cette pièce "d'atmosphère", plutôt sage, a la particularité de citer le choral "Nun ruhen alle Wälder".
Elle se trouve sur le site de la Bibliothèque royale du Danemark : chercher "Krygell".
Cette pièce "d'atmosphère", plutôt sage, a la particularité de citer le choral "Nun ruhen alle Wälder".
Elle se trouve sur le site de la Bibliothèque royale du Danemark : chercher "Krygell".
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